Le charme estival de Genève.
lundi 4 juillet 2016
lundi 2 mai 2016
La belle Andalouse : Séville, J4.
Dimanche 1er mai 2016
C’est
notre dernier jour à Séville, et bien entendu c’est aussi un jour férié, en
France comme en Espagne. On range nos affaires et on laisse nos bagages dans
l’appartement puisque ce sont Yolanda et Jorge qui les récupèreront avant de
nous redéposer à l’aéroport dans l’après-midi. On se dirige vers notre petit
bar d’hier pour le petit déjeuner, le serveur nous reconnaît, on déjeune de
nouveau en terrasse sous le soleil malgré un petit vent qui rafraîchit un peu
trop l’atmosphère à mon goût. On marche ensuite jusqu’aux arènes. Evidemment,
hors de question pour moi d’assister à une corrida, je suis absolument contre
ce genre de pratiques d’un autre âge, cruelles et inutiles. On jette un œil à
l’arène mais on ne voit rien de l’extérieur. On remarche ensuite jusqu'à la
Plaza d’Espana et on loue une petite barque. Nico s’attelle à la rame car après
mes exploits de Slovénie, on ne va pas prendre de risques supplémentaires. Après
la barque, on se balade un peu dans le parc et on rentre déjeuner dans le
centre-ville dans un petit bar à tapas que l’on avait déjà repéré mais où nous
étions arrivés trop tôt la veille (12h30, ils en étaient encore au petit
déjeuner…). Là, nous sommes « à l’heure », enfin à l’heure
espagnole, et on commande une demi-douzaine de tapas. Je commande, je commande, et le serveur finit par me stopper d'un "mucho", qui signifie globalement, basta ma fille, tu pourras pas tout manger. Effectivement, les portions sont encore
plus généreuses que la veille et on a presque du mal à finir, c’est dire !
Mention spéciale pour le salmorejo, sorte de crème de poivrons que
nous avions déjà goûtée et particulièrement appréciée. Service sympathique
comme partout. Enfin, c’est le moment de prendre le chemin de l’appartement de
Yolanda et Jorge pour que ce dernier nous raccompagne à l’aéroport. On a
préféré éviter de tester les transports en commun un dimanche et jour férié de
surcroît. Jorge nous dépose à l’aéroport, on patiente un bon moment et on
embarque. On est actuellement à bord de l’avion pour Paris-Beauvais et vu à
quel point cet aéroport est paumé, on n’est pas encore arrivés.
(...) Après une bonne heure et demie de bus, plus vingt minutes de métro qui nous ont fait jurer de ne plus jamais arriver à Beauvais, on est bien rentrés à la maison. Petit choc thermique en sortant de l'avion (on a perdu environ 15°C...) et on garde plein de merveilleux souvenirs de cette ville magnifique qui nous a d'ores et déjà donné envie de découvrir le reste de l'Andalousie. Hasta pronto !
La belle Andalouse : Séville, J3.
Samedi 30 avril 2016
Nuit de nouveau assez agitée toujours à cause des
moustiques. On se réveille finalement une heure plus tard que prévue histoire
de récupérer un peu. Le soleil a finalement décidé de se lever sur Séville et
j’attaque cette journée en short. On part en quête d’un petit déjeuner que l’on
prendra sur une terrasse au soleil. Je parlemente avec le serveur, sans carte
ni anglais pour m’aider, et je ne suis pas mécontente, même si ma prononciation
de « naranja » (orange) est toujours un peu laborieuse. On marche
jusqu’à la Casa Pilates, une maison construite toujours dans le style mudéjar,
et absolument somptueuse. Visite guidée du premier étage en anglais et flânerie
dans les jardins du rez-de-chaussée. Orangers, azulejos et petites fontaines sont une fois de plus au rendez-vous.
On se dirige ensuite vers un autre
quartier de la ville, la Plaza d’Espana et le parc Maria Luisa. On passe par le
fameux quartier du Barrio de Santa Cruz, dans les petites ruelles qui font le
charme de Séville. On marche un bon moment, le soleil est à son zénith, il fait
de plus en plus chaud, un thermomètre affiche 30°C. On arrive enfin à la Plaza
d’Espana et je tombe immédiatement amoureuse de cette place, tant elle est
parfaite, harmonieuse et mise en valeur par le soleil éclatant. Un bâtiment en
arc de cercle, bien dégagé, autour duquel un mini-canal permet à quelques
rameurs amateurs de s’adonner à la barque. Le bâtiment date de 1929 seulement
et a été construit pour l’Exposition universelle. Il est tout simplement
magnifique. On se balade ensuite dans le parc, Nicolas attrape deux oranges qui
poussent sur les nombreux orangers de la ville, et on finit par rebrousser
chemin direction le centre pour le déjeuner. On arrive au centre sur les coups
de 14h45 mais ici, on est parfaitement dans les temps. Comme on en a un peu
marre de marcher, qu’on a faim, soif, chaud, on se rabat sur le premier truc
que l’on croise, l’attrape-touristes par excellence, attirés par ses petites
tables à l’ombre. On limite la casse en choisissant les mini-sandwichs et on
s’en tire pas trop mal. On décide de s’accorder un petit dessert et pour cela,
on met le cap sur un glacier signalé par le Guide du Routard, Bolas. Evidemment,
comme toutes les adresses du Routard, l’endroit est pris d’assaut par les
Français, haha. On choisit les parfums typiquement espagnols/andalous vantés
par le guide, turron (sorte de nougat espagnol) et Sevilla Mora (mélange de
cannelle, de cheveux d’ange et de je ne sais quoi, un DELICE !!!). On
déguste ça dans un petit parc et on décide ensuite de s’adonner à cette grande
tradition espagnole : la sieste. On rentre à l’appartement pour un petit
somme, la chaleur soudaine nous ayant fatigués et la soirée s’annonçant encore
chargée. Dodo d’une petite heure. Et on repart, direction la Casa della
memoria, pour un spectacle de flamenco traditionnel que j’avais préalablement
réservé. On récupère nos billets, on boit un petit verre dans un bar en
attendant le début du spectacle et on s’installe. Les artistes arrivent, un
guitariste, une chanteuse, un danseur et une danseuse. La chanteuse a un
certain âge (environ 50 ans), le guitariste est plus jeune, les danseurs aussi.
Le spectacle commence, la femme chante d’une voix incroyable, je ne saisis hélas
pas les paroles des chansons mais le ton suffit à transmettre les émotions. Je
suppose que les thèmes sont les thèmes classiques du flamenco : l’amour,
Dieu, la mort, etc. Les danseurs sont géniaux, l’ambiance est très intimiste et
les prestations sont saluées par les « olé » des quelques spectateurs
espagnols. En ressortant, on emprunte une petite ruelle pour rejoindre un
restaurant que l’on a sélectionné sur le guide. Là on entend une sorte de
fanfare dans la rue. Intrigués, on jette un œil. Et on se retrouve derrière une
procession, mais genre une procession de MALADE ! La procession où une
dizaine d’hommes portent une sorte de statue en argent, couverte de fleurs,
d’orfèvrerie et visiblement à la gloire de la Vierge ou d’une quelconque
sainte. Le tout est précédé par une douzaine de prêtres, une vingtaine de
personnes habillées sur leur 31, une autre dizaine de femmes âgées dont
certaines arborent une mantille noire qui tombe jusqu’aux chevilles et les
autres la même chose mais en blanc. Le tout est agrémenté de cierges plus gros
les uns que les autres. Enfin, une fanfare d’environ 30 musiciens de tous âges
ferment la marche. Le tout fait un bon 800 mètres de long. On reste bouche bée. Je savais bien sûr que les processions
existaient encore en Espagne, notamment pendant la Semaine sainte (la semaine
entre les Rameaux et Pâques), mais on n’est pas du tout pendant ladite semaine,
et quand je demande à un Espagnol de quoi il s’agit, il me répond que c’est une
procession « normale » qui a lieu semble-t-il toutes les semaines.
Véridique. On s’amuse pas mal de la procession, surtout quand on voit la rangée
de baskets blanches sous la statue. La dizaine d’hommes qui portent le truc
sont relayés tous les environ 300 mètres et portent une sorte de torchon sur la
tête pour les protéger du poids. Bref, je ne m’attendais véritablement pas à
ça. On arrive enfin au resto. La carte est très variée, extrêmement alléchante,
et on commande une demi-douzaine de tapas. Tout est absolument excellent et les
portions sont généreuses. Nicolas finit même par commander un véritable plat, un
poulpe à la plancha avec des légumes. Délicieux repas en terrasse et on rentre
se coucher.
La belle Andalouse : Séville, J2.
Vendredi 29 avril 2016
Aujourd’hui,
c’est notre anniversaire avec Nicolas. Trois ans que nous sommes ensemble. Le
réveil a été un peu difficile pour Nicolas qui a passé une partie de la nuit à
se battre avec un moustique tandis que je dormais paisiblement. On se lève, on
se prépare et direction une jolie pâtisserie que l’on a repérée pour un petit
déjeuner. On goûte les tostadas,
sorte de pain grillé recouvert d’huile d’olive, et de tomate ou de jambon. Le
tout arrosé de jus d’orange, ce qui signifie incontournablement ici une orange
pressée. C’est bon, et on mange ça sur une petite terrasse. Malheureusement, il
ne fait pas super beau, le ciel est assez couvert et il fait encore un peu
frais. On se dirige ensuite vers la cathédrale, pour commencer les choses
sérieuses. Quarante minutes d’attente pour pénétrer dans ladite cathédrale.
Mais on ne les regrette pas, la cathédrale est incroyable, d’une taille défiant
l’imagination. Il paraît que ses constructeurs auraient dit qu’ils souhaitaient
construire « une cathédrale si grande que les gens penseraient que nous
étions fous ». Effectivement ! On visite entre deux groupes de
Chinois et de Français. Une fois de plus, nos compatriotes sont omniprésents. On
monte ensuite dans la tour, la Giralda, bonne montée à pied mais ce ne sont pas
des escaliers, car ceux qui l’ont construite souhaitaient pouvoir y accéder à
cheval. Rien que ça ! Arrivés là-haut, on bataille pour accéder à la vue et prendre quelques
photos. Une chose est absolument saisissante lorsque l’on regarde Séville d'en haut : la ville est quasi exclusivement blanche. Le blanc est
la couleur archi dominante, alors que si l’on regarde Paris de la sorte, c’est
plutôt le gris. On aperçoit au loin les arènes, le palais, etc. On visite
ensuite le jardin attenant à la cathédrale, le Jardin des Orangers, absolument
ravissant. En ressortant, direction un bar à tapas pour déjeuner. On goûte une
sorte de purée de poivrons dont j’aurais pu faire une consommation industrielle
ainsi que les traditionnels petits morceaux de jambon ibérique, les olives,
etc. En ressortant, direction le Real Alcazar. L’entrée est hors de prix pour
Nicolas (9,50 euros !!!) et beaucoup plus raisonnable pour moi (2 euros,
tarif étudiant). En revanche, les audio guides sont indistinctement à 5 euros. Non
seulement les audio guides sont chers mais en plus les explications ne sont
vraiment pas inoubliables, quoi qu’en dise le Guide de Routard. Franchement,
vous pouvez garder vos 5 euros. Le palais est magnifique, construit dans un
style mudéjar incroyable, les jardins invitent à la détente et à la rêverie à
coups de fontaines, azulejos et orangers. En ressortant, on décide de s’acheter
un petit goûter, on tente la pâtisserie du matin mais elle est littéralement
prise d’assaut, on se rabat sur quelque chose dans notre quartier, on finit à
l’appartement avec trois grosses pâtisseries/viennoiseries. Elles sont bonnes,
mais j’ai quand même une grosse préférence pour nos viennoiseries françaises.
Après ça, Nico ayant repéré un restaurant dans le guide, on part dîner. Je mets
exceptionnellement des talons, histoire de dire de ne pas y aller en Converses.
En arrivant, le resto est archi bondé, on est sur liste d’attente. J’avoue que
je supporte de moins en moins de devoir patienter je ne sais combien de temps
pour un resto, je trouve cela très rarement justifié et ça me tape rapidement
sur le système. Rajoutez à cela que je suis en talons hauts et que rester
debout devient vite très pénible. 50 minutes plus tard, alors que je suis à
deux doigts de porter plainte pour actes de torture et de barbarie envers mes pieds, on nous
file enfin une table. Personnellement, je ne tombe pas en extase devant la
cuisine dudit resto, surtout après 50 minutes d’attente debout. Leur mi-cuit de
foie gras est une vulgaire mousse de canard et leurs deux croquettes ont leurs
copines chez Picard. C’est pas fondamentalement mauvais, c’est raisonnable
niveau prix mais ça ne méritait pas 50 minutes d’attente, car ça n’a rien
d’inoubliable. En revanche, si vous voulez tester l'ambiance archi-bondée à la sévillane, l'adresse est parfaite. On décide d’aller se prendre un petit dessert sous forme de frozen yoghurt et on rentre ensuite (en
clopinant en ce qui me concerne). Buenas noches !
vendredi 29 avril 2016
La belle Andalouse : Séville, J1.
Jeudi 28 avril 2016
Nouveau
voyage, nouveau journal, vous commencez à avoir l’habitude. Court séjour de 4
jours dans le sud de l’Espagne, en Andalousie et à Séville plus précisément. Ce
voyage sera l’occasion pour Nicolas et moi de fêter nos 3 ans de relation. Mais
oui, souvenez-vous, il y a trois ans Pékin et la Grande Muraille de Chine.
Bref, nous bouclons nos bagages et quittons notre appartement parisien. Ayant
étudié les 1 001 façons de se rendre à l’aéroport d’Orly, j’ai évidemment
retenu la moins onéreuse. Trois métros plus la quasi totalité de la ligne de
tramway depuis Villejuif. Pour moi c’est gratuit, vacances scolaires et carte
Imagine’R dézonée oblige, pour Nicolas, c’est 3,60 euros, on est loin des 7 ou
8 euros de l’Orlyval et des 10 euros pour aller à Roissy. Un bon plan pour les
Parisiens fauchés qui seraient amenés à se rendre à Orly ;)
Bref,
nous arrivons, et c’est pour moi l’occasion de pousser un mini-coup de gueule.
Ce n’est pas souvent mais devant tant d’imbécillité, je me dois a minima de la
signaler. Nous arrivons donc à Orly, là deux espèces de vigiles nous attendent,
et nous demandent d’ouvrir nos sacs. On passera sur le fait que je suis obligée
de répéter trois fois bonjour avant qu’il ne me réponde… Et on insistera sur le
fait qu’ils « fouillent les sacs » (ou plus exactement jettent un
coup d’œil dans ton sac à mains), par contre on trimballe notre valise au bout
du bras mais jamais on ne nous la fera ouvrir. Alors très sincèrement, l’état
d’urgence, laissez-moi rigoler. Dois-je également signaler qu’on ne nous
demande pas nos papiers d’identité, jusqu’au dernier moment, où juste avant
d’embarquer, on nous demande de les sortir avec notre carte d’embarquement et
le gars y jette un regard archi-furtif en scannant notre papelard. En un mot,
tout ceci n’est qu’une vaste plaisanterie qui pourrait être drôle si leurs
approximations n’avaient pas fait 130 victimes le soir du 13 novembre. Je
referme la parenthèse.
J’en
ouvre une nouvelle pour un autre mini-coup de gueule et après, promis j’arrête
de râler. Nous voyageons avec Transavia, compagnie low-cost d’origine
hollandaise, que j’avais déjà pris plusieurs fois pour faire Prague-Paris et inversement.
Jusqu’à présent, cette compagnie m’avait semblé tout à fait correcte. Sauf que
là, est-ce à cause de la grève des contrôleurs aériens, je ne sais pas,
toujours est-il que leur organisation est navrante. Nous avons droit avec notre
billet à un bagage en cabine, je me suis donc décarcassée pour trouver une
valise adéquate, limiter les vêtements que j’emmenais, trouver des formats
voyage pour tous mes cosmétiques, et aller acheter des sachets de congélation
pour les transporter. Et c’est alors qu’on m’annonce que le vol est plein et
qu’il va falloir mettre ma valise (ainsi que celle d’une bonne trentaine de
passagers) dans la soute. Horreur, malheur. Je suis déjà passablement agacée de
m’être enquiquinée à tout trouver en mini-format, agacement qui atteindra son
maximum lorsque je me rendrais compte que les coffres à bagages sont vides et
qu’il était totalement inutile de nous séparer de nos bagages. Plutôt que de
taper un scandale devant tout le monde, je me défoule sur Twitter, où la
community manager de Transavia me répond que cela arrive en cas de vol
surchargé et quand je lui envoie une photo des coffres à bagages vides en lui
demandant si elle appelle ça un coffre surchargé, elle est obligée de s’excuser
platement en me disant qu’elle fait remonter l’information pour que cela ne se
reproduise plus. Le vol se déroule sans autre encombre, à part un mini-retard
d’un quart d’heure dû évidemment à la grève et nous atterrissons à Séville sous
le soleil et un thermomètre qui affiche un agréable 24°C. Je laisse tomber le
Perfecto et le gilet, on récupère notre malheureuse valise, et on sort de
l’aéroport.
Je
me dois d’apporter une petite précision concernant notre hébergement. C’est la
première fois que j’utilise AirBnB pendant un de mes voyages. J’ai sélectionné
un petit studio sur le site, échangé plusieurs mails avec une femme absolument
charmante, tout est organisé et son mari doit venir nous chercher en voiture à
l’aéroport pour nous déposer à l’appartement. En effet, deux minutes plus tard
Jorge arrive au volant de sa Citroën, avec un petit garçon d’environ 9 ans
(Marco) à l’arrière. Nous montons à bord, Jorge porte la barbe bien fournie et
des tatouages de barbelés sur les avant-bras, il écoute une sorte de pop serbe
que son fils chantonne à côté de moi, il est super sympa et parle un anglais un
peu hésitant mais tout à fait compréhensible. Il nous explique toutes sortes de
choses sur Séville, et après une conduite un peu musclée, nous arrivons à
l’appartement, qui n’est pas exactement dans le centre touristique mais dans un
quartier un peu plus authentique. Nous faisons le tour du patio (on se croirait
dans un film d’Almodovar), pour grimper au premier étage. L’appartement est
adorable, exactement comme sur les photos, Jorge nous donne le mot de passe du
wifi et nous explique toutes sortes de choses sur la carte. Pour notre première
soirée, nous décidons de suivre ses conseils et allons dîner du côté de la
place Almeida de Hercules, la place avec les fameuses colonnes, vaste, aérée, très agréable. On dîne dans un
bar à tapas appelé Duo Tapas, c’est super bon, pas très cher et incroyablement
bien présenté. Tortilles frites aux petites crevettes (que j’ai laissé à Nico
mais j’ai quand même goûté et ça aurait pu passer), croquettes de poulet,
aubergines frites, patatas bravas et viande de porc avec un oignon rouge dont
j’aurais pu me faire exploser la panse tellement c’était bon. Le tout arrosé
d’une bière pour Nico et d’un « zumo de mélocoton » pour moi.
Kesako ? C’est tout simplement un jus de pêche-abricot. Petite dédicace à
mes parents qui m’ont emmenée tant d’années en Espagne, sur la Costa Brava, où
j’ai dû boire des litres et des litres de jus d’abricot tant et si bien que
près de quinze ans après, je me souviens encore du mot.
Petit topo sur la
langue tant qu’on y est. Si l’espagnol fait généralement moins se dresser les
cheveux des Français sur leur tête que le tchèque ou le polonais, pour moi il
est quasi tout aussi inconnu car je n’ai jamais eu la moindre minute de cours
d’espagnol de ma vie. Tout ce que je connais en espagnol vient de mes vacances
de gosse, de quelques films et chansons et de ce que l’on peut connaître de
manière générale d’une langue. Autrement dit pas grand-chose. Evidemment,
l’espagnol, pour un francophone, c’est 1 000 fois plus facile que le tchèque ou
le polonais, on est d’accord. On comprend sans effort environ 70% de ce qui est
écrit, l’italien m’aide pour un 15% supplémentaire, toujours est-il que quand
je demande à une serveuse si on peut juste prendre un verre et que j’enchaîne
sur la commande l’air de rien, je ne suis quand même pas mécontente de moi. Je
précise aussi que l’espagnol n’est pas ma langue préférée, désolée, d’où le
fait que je n’ai jamais cherché à l’apprendre, mais il faudra un jour que je
m’y mette, puisqu’elle ouvre les portes de l’Espagne mais aussi de la quasi
totalité de l’Amérique centrale et du sud. (Je sais, exception faite du Brésil,
c’est pour ça que je disais quasi).
Nous voilà donc attablés dans notre resto à
tapas, on a essayé de respecter les horaires d’ici, il est donc un bon 22h
quand on sort de table, mais je crois qu’on est encore un peu en avance. On
marche dans les rues, on arrive jusqu’au monument moderne en forme de
champignon, on tourne un peu, l’ambiance de Séville est très particulière.
Beaucoup de monde dans les rues et aux terrasses. Finalement, on rentre
complètement claqués et gros dodo.
PS :
J’ai oublié de le signaler mais l’appartement a, je pense, le pire vis-à-vis au
monde. En tendant bien le bras, je pourrais serrer la paluche du voisin d’en
face. Qui chantait en calbut en se faisant à bouffer. J’adore.
lundi 24 août 2015
Mes restos préférés à Prague !
Je quitte Prague dans trois jours, je suis déjà nostalgique, je me devais donc, avant de partir, de partager avec vous mes adresses préférées. Certains me diront qu'il n'y a pas beaucoup de restaurants de cuisine tchèque dans ces adresses mais croyez-moi, quand vous passez un an en République tchèque, vous avez parfois envie d'autre chose que de knedliky et de goulasch.
Néanmoins, commençons par les fondamentaux.
Pour de la bonne cuisine tchèque à prix corrects
Déjà, fuyez impérativement les restos du centre historique et des quartiers très touristiques, la cuisine n'est pas bonne, les prix exorbitants et l'ambiance attrape-touristes au possible.
Si vous cherchez une bonne adresse :
Kozlovna Lidická
Lidická 796/20
150 00 Praha 5
Tram : Zborovská
Un resto avec deux grandes salles, une fumeur et l'autre non-fumeur et même une terrasse aux beaux jours. Cuisine tchèque honnête et à prix raisonnables, service courtois. Leur fromage frit est vraiment top et ils ont la bière Kozel (la noire), qui a même convaincu ma mère !
Pour les meilleurs burgers de Prague
Marre des knedliky et du fromage frit ? Envie d'un bon burger et de frites maison ? Dans le quartier de Vinohrady, à quelques pas de Náměstí Míru, une excellente adresse. Les burgers sont délicieux, originaux, les frites se mangent sans faim et le service est cool. Surtout si vous avez la chance de tomber sur ma serveuse préférée, une jolie jeune femme aux airs de Daenerys, blonde platine et à l'enthousiasme communicatif. Pensez à réserver, c'est souvent blindé ! Bon appétit !
Dish
Římská 1196/29
120 00 Praha 2
Tram : Náměstí Míru / I.P. Pavlova
Pour les meilleurs sushis de Prague (et de votre vie)
Au bout de deux mois à base de genou de porc et de bœuf bouilli, vous tueriez pour un peu de poisson cru enrobé dans une feuille d'algue ? Je compatis totalement. Il faut savoir que les sushis sont loin d'être la nourriture la plus cheap à Prague, c'est souvent relativement cher par rapport au reste. Evidemment, pas d'accès à la mer, donc du poisson qu'il faut importer, etc. Fuyez les chaînes types Planet Sushis, etc, qui vous feront payer vos sushis plus chers qu'à Paname. Rabattez-vous sur cette petite adresse dans Žižkov qui ne paie pas de mine mais vaut carrément le détour ! Tenue par des Vietnamiens, leurs sushis sont fondants, frais, bref, vraiment le top ! Allez, de rien.
Sushi Tam Da
Perunova 13
130 00 Praha 3
Tram : Perunova
Pour ceux qui n'ont pas ma super recette de pancakes
Vous vous réveillez un samedi matin (jeudi, vendredi, dimanche, etc...) affamé avec une (légère) gueule de bois ? Envie d'un bon brunch style outre-Atlantique. Prague a ce qu'il vous faut ! Une adresse dans Prague 7, ok, c'est un peu loin mais leurs pancakes sont vraiment bons. Mise en garde quand vous lirez "pancakes" sur les menus à Prague en général. Il faut prendre en compte les problèmes de traduction. Parfois, sur les menus en anglais, vous verrez écrit "pancakes" mais si vous regardez le menu tchèque, c'est "livance". C'est une recette typiquement tchèque, une sorte de pancakes riquiqui, pas mauvais certes, mais qui n'a rien à voir avec les "vrais" pancakes de l'Oncle Sam qui vous calent pour un moment. Ici, ce sont les vrais. Noyés de sirop d'érable, évidemment.
Bohemia Bagel Holešovice
Dukelských Hrdinů 906/48
170 00 Praha 7
N'hésitez pas à partager vos bonnes adresses en commentaires ! <3
Néanmoins, commençons par les fondamentaux.
Pour de la bonne cuisine tchèque à prix corrects
Déjà, fuyez impérativement les restos du centre historique et des quartiers très touristiques, la cuisine n'est pas bonne, les prix exorbitants et l'ambiance attrape-touristes au possible.
Si vous cherchez une bonne adresse :
Kozlovna Lidická
Lidická 796/20
150 00 Praha 5
Tram : Zborovská
Un resto avec deux grandes salles, une fumeur et l'autre non-fumeur et même une terrasse aux beaux jours. Cuisine tchèque honnête et à prix raisonnables, service courtois. Leur fromage frit est vraiment top et ils ont la bière Kozel (la noire), qui a même convaincu ma mère !
Pour les meilleurs burgers de Prague
Marre des knedliky et du fromage frit ? Envie d'un bon burger et de frites maison ? Dans le quartier de Vinohrady, à quelques pas de Náměstí Míru, une excellente adresse. Les burgers sont délicieux, originaux, les frites se mangent sans faim et le service est cool. Surtout si vous avez la chance de tomber sur ma serveuse préférée, une jolie jeune femme aux airs de Daenerys, blonde platine et à l'enthousiasme communicatif. Pensez à réserver, c'est souvent blindé ! Bon appétit !
Dish
Římská 1196/29
120 00 Praha 2
Tram : Náměstí Míru / I.P. Pavlova
Pour les meilleurs sushis de Prague (et de votre vie)
Au bout de deux mois à base de genou de porc et de bœuf bouilli, vous tueriez pour un peu de poisson cru enrobé dans une feuille d'algue ? Je compatis totalement. Il faut savoir que les sushis sont loin d'être la nourriture la plus cheap à Prague, c'est souvent relativement cher par rapport au reste. Evidemment, pas d'accès à la mer, donc du poisson qu'il faut importer, etc. Fuyez les chaînes types Planet Sushis, etc, qui vous feront payer vos sushis plus chers qu'à Paname. Rabattez-vous sur cette petite adresse dans Žižkov qui ne paie pas de mine mais vaut carrément le détour ! Tenue par des Vietnamiens, leurs sushis sont fondants, frais, bref, vraiment le top ! Allez, de rien.
Sushi Tam Da
Perunova 13
130 00 Praha 3
Tram : Perunova
Pour ceux qui n'ont pas ma super recette de pancakes
Vous vous réveillez un samedi matin (jeudi, vendredi, dimanche, etc...) affamé avec une (légère) gueule de bois ? Envie d'un bon brunch style outre-Atlantique. Prague a ce qu'il vous faut ! Une adresse dans Prague 7, ok, c'est un peu loin mais leurs pancakes sont vraiment bons. Mise en garde quand vous lirez "pancakes" sur les menus à Prague en général. Il faut prendre en compte les problèmes de traduction. Parfois, sur les menus en anglais, vous verrez écrit "pancakes" mais si vous regardez le menu tchèque, c'est "livance". C'est une recette typiquement tchèque, une sorte de pancakes riquiqui, pas mauvais certes, mais qui n'a rien à voir avec les "vrais" pancakes de l'Oncle Sam qui vous calent pour un moment. Ici, ce sont les vrais. Noyés de sirop d'érable, évidemment.
Bohemia Bagel Holešovice
Dukelských Hrdinů 906/48
170 00 Praha 7
N'hésitez pas à partager vos bonnes adresses en commentaires ! <3
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