vendredi 17 octobre 2014

J'ai testé pour vous... la pole dance !

Oui, oui la pole dance ! Messieurs, rangez votre sourire en coin et vos yeux de loup Tex Avery, merci. Pour ceux qui l'ignoreraient, la pole dance, c'est cette discipline généralement pratiquée par des jeunes femmes qui consiste à "danser" autour d'une barre, à faire des figures, etc. On est d'accord, c'est un truc souvent associé aux boîtes de nuit et aux strip-teaseuses mais c'est loin d'être seulement ça, croyez-moi.

Comme ça on a l'impression que c'est simple, ces jeunes femmes sont généralement fines, minces, donc on pourrait croire que c'est facile, un truc de nanas quoi. Et ben non ! La pole dance, c'est archi-méga physique, ça demande d'allier à la fois souplesse et musculature, et franchement c'est pas donné à tout le monde.

Mon amie Magda en fait depuis déjà quelques temps et elle est assez impressionnante. En gros, vous regardez cette barre, et vous vous demandez comment vous allez bien pouvoir hisser votre postérieur dessus.

Le cours était dispensé par une jeune femme, mais elle ne parlait pas du tout anglais. Ceci dit, à part montrer les mouvements, il n'y a pas de meilleure explication. Magda m'explique deux trois trucs, échauffement, étirements, musculation, etc. Et là, les difficultés ont commencé. Parce que non seulement la pole dance, c'est dur, mais en plus, ça fait MAL ! Mais genre vraiment mal. Quand vous en êtes à votre troisième tentative pour plier votre genou autour de la barre en tournant, la peau de l'arrière de votre genou commence à vous signaler qu'elle brûle et qu'elle va pas coopérer bien longtemps.

En plus vous transpirez des mains à mort, donc la barre glisse, il faut l'essuyer, remettre un peu de produit, etc, etc. Bref, comme pour tout sport, je suis assez pathétique, mais au moins c'est marrant.

Le cours a duré une heure, ça coûte 150 couronnes, et verdict : j'ai mal à des parties de mon corps dont j'ignorais jusqu'à présent l'existence. J'avoue que je pensais assez rarement au dessus de mon pied et à l'arrière de mon genou mais là croyez-moi j'y pense bien. Je ne parle même pas des courbatures de demain.

Ah oui la blague c'est que demain je pars en week-end avec mes colocs et des potes à eux dans la "Suisse tchèque", en gros une région canon juste à côté de la frontière allemande où il y a un parc naturel. Une marche de 6 kilomètres est prévu dans ledit parc. Achevez-moi.


lundi 13 octobre 2014

Premières semaines à l'université Charles

Déjà deux semaines que j'ai fait officiellement ma rentrée à la faculté de droit de l'université Charles. Un premier bilan s'impose. Bon déjà j'ai un emploi du temps plutôt sympa, les cours ne commencent pas avant 10h et se terminent à 17h30 dernier carat. Pas trop violent. J'ai quasiment jamais cours le vendredi et rarement plus de deux cours par jour. Si si. Au programme de ce semestre :

- Czech Legal History : Histoire juridique tchèque (panique pas Maman, je traduis). Le prof a une tête adorable, une bonne cinquantaine d'années et un anglais parfois hésitant, parfois très fluide, allez comprendre. Par contre l'examen consiste en un devoir à lui rendre, sept pages minimum quand même, on verra les sujets proposés mais je flippe un peu. Le cours est pas mal, ne change pas beaucoup de ce que j'ai pu faire à Assas, donc pas trop difficile pour le moment. A voir si ça se complique par la suite.

- Czech Constitutional Law : Droit constitutionnel tchèque. On a eu deux cours et deux profs différents, le premier avait la mauvaise manie de parler vers le sol, donc j'entendais que dalle, et la deuxième est une femme, anglais pas mal. Le cours est tranquille, pas trop dur à suivre. On verra un peu par la suite mais pour l'instant, c'est gérable.

- Private Law : Droit privé. On a eu deux premiers cours avec le même prof, dont un sur le droit de la famille plutôt facile et intéressant et ce soir un cours un peu longuet sur le système juridique tchèque, comment devenir avocat, etc. La prof a commencé par nous demander ce qu'on pensait de la protection des droits dans notre pays et évidemment c'est tombé sur Bibi, ce qui a donné un "Me ?" effaré, suivi d'une réponse un peu pourrie mais bon là elle me prenait au dépourvu.

- Introduction to Public International Law in The Czech legal Context : Introduction au droit public international dans le contexte juridique tchèque, un truc du genre. Le prof a passé la première heure à nous demander chacun notre tour si on avait déjà fait du droit public, et on était une bonne centaine dans l'amphi. Donc on n'a pas encore vraiment commencé. Par contre, il m'a scotchée, quand je lui ai dit que je venais de Paris, il m'a demandé quelle université, "Euh... Panthéon-Assas", "Ah Paris 2". Seriously ???

- Theory and Practice of Human Rights : Théorie et pratique des droits de l'homme. Un des cours que j'attendais avec impatience, évidemment. Le premier cours a été un peu flippant. Prof hyper à l'aise en anglais, je le soupçonne d'être allemand et pas tchèque, mais peu importe, il parlait à 100 à l'heure, nous interrogeait en mode on-a-tous-un-master-droits-de-l'homme-en-poche. Je commençais à flipper mais j'ai quand même réussi à répondre à une de ses questions (la soft law, Truchet forever tsé). Aujourd'hui on a eu l'autre prof (ils sont deux à se partager le cours), beaucoup plus facile à suivre même si anglais excellent également. J'ai bien aimé le cours et rien de bien difficile pour le moment. Ça va pas durer je pense...

- Natural Resources Law : Droit des ressources naturelles. J'ai gardé le meilleur pour la fin si j'ose dire. Ce cours s'est vu très officiellement décerner la palme du cours le plus chiant de toute mon existence, loin devant droit des affaires, problèmes économiques contemporains et histoire des guerres d'Italie qui formaient jusqu'à présent le podium. Oh malheur... Bon déjà droit des ressources naturelles, qu'est-ce qu'il m'a pris de choisir ça ? Je devais pas être dans mon état normal, c'est pas possible. Réveille-toi Laurianne, on va parler de charbon, pétrole, gaz et mine pendant trois mois, tu crois que tu vas survivre ? Sincèrement je pense pas mais maintenant c'est trop tard pour changer. Je suis donc condamnée à suivre ce cours assommant, avec un prof que je ne comprends pas (accent tchèque à couper à la tronçonneuse et il parle en mode Shinkansen), sur un sujet qui me barbe au possible et le summum de tout, à passer un examen sur ce maudit truc. J'ai entendu dire que même les Australiens de mon cours ne le comprenait pas. Et c'est quand Mario, un pote italien, m'a demandé si j'avais compris les devoirs qu'on avait que je me suis dit que l'heure était vraiment grave. J'avais pas compris qu'on avait des devoirs... Bref, demain matin 10h, j'appréhende. Ma seule lueur d'espoir, c'est qu'on aura un autre prof dans quelques semaines, peut-être que je comprendrai quelque chose. Ah si, j'ai appris à dire charbon en anglais. Cool.

Bon sinon je suis toujours les cours de tchèque, sauf qu'on refait tout ce que j'ai fait avec l'autre prof pendant les trois semaines de cours intensifs. Du coup je suis allée voir la prof pour lui demander s'il y avait moyen qu'elle m'envoie autre chose et elle est d'accord. Jolie jeune femme souriante, c'est toujours agréable.

Allez, je vais faire ma recherche sur le droit minier en France en pleurant sur mon triste sort et je vous envoie plein de gros bisous.




lundi 6 octobre 2014

J'ai testé pour vous... Lidice !

Bon je vous accorde que le titre craint un peu. Ouais parce que Lidice c'est pas marrant. En gros c'est le Oradour-sur-Glane de la République tchèque. Je m'explique. Le 10 juin 1942, pour se venger de l'attentat commis contre Reinhard Heydrich par des résistants tchèques, les nazis ont rasé le village et tué pour ainsi dire tous ses habitants. Le village comptait alors environ 500 habitants. Pour justifier l'injustifiable, les nazis ont accusé les habitants de Lidice d'avoir soutenu et aidé les auteurs de l'attentat. Pour autant, la participation de Lidice à la résistance tchèque et son lien avec ledit attentat n'a jamais été prouvé. Hitler avait donné pour ordre de tuer tous les hommes, d'envoyer toutes les femmes au camp de Ravensbrück. Pour les enfants, ceux qui pouvaient être "germanisés" (en gros, qui correspondaient aux critères de la "race aryenne") devaient être envoyés dans les familles allemandes, les autres devaient être "rééduqués autrement" (ce qui signifiait gazés à Chelmno). Et le village devait être rayé de la carte. Et c'est malheureusement ce qui arriva...

Les hommes ont tous été fusillés (le plus âgé avait 84 ans, le plus jeune 14...), les femmes ont été séparées de leurs enfants et envoyées au camp où beaucoup périrent. Une centaine d'enfants ont été adoptés par des familles allemandes, ont perdu leur nom, leur identité, on leur a interdit de parler le tchèque tant et si bien que beaucoup ont fini par l'oublier... Les autres enfants ont été gazés. Le village a été rasé, et dans leur barbarie, les nazis ont été jusqu'à exhumer les morts du cimetière et couper tous les arbres du village. Lidice ne devait plus exister.

A la fin de la guerre, le massacre de Lidice a compté parmi les crimes les plus atroces commis par les nazis. Le nom de Lidice a été adopté par de nombreux villages dans différents pays du monde. La reconstruction de Lidice a été entreprise à la fin de la guerre, les survivants sont revenus dans leur village, dont il ne restait plus rien, mais à Noël 1949, les premières femmes emménageaient dans les maisons reconstruites à Lidice.

Le mémorial de Lidice est un grand parc verdoyant avec un monument circulaire et un musée. Celui-ci est très bien fait, et les informations sont traduites en français. De nombreuses photos des victimes, mais aussi des témoignages des enfants envoyés dans les familles allemandes.

La rue dans laquelle j'habite à Prague signifie "rue de Lidice".

N'hésitez pas à laisser des commentaires (je sais qu'il faut s'inscrire, que c'est un peu chiant, etc) mais ça me motive à écrire ! ;)






J'ai testé pour vous... le château de Karlštejn !

Vous ne le saviez peut-être pas mais la République tchèque est le pays qui compte le plus grand nombre de châteaux proportionnellement au nombre d'habitants. Rien que dans les environs de Prague, il y a de quoi faire. Karlštejn est sans aucun doute un des plus connus, et un des plus visités. Samedi matin, nous avons donc pris le train, toujours au départ de la gare principale, direction Karlštejn (la gare s'appelle comme le château, pratique). On marche un peu, on traverse un pont, pas difficile, il suffit de suivre la colonne de touristes qui se dirige vers le château. Et oui, comme souvent lorsqu'il y a quelque chose à voir, on n'est pas les seuls. Le château de Karlštejn est perché sur un éperon rocheux, et on va vite s'en rendre compte. Pour faire simple, Karlštejn se mérite. Une bonne montée d'environ 2 km, de plus en plus raide, et ne pensez pas y échapper en voiture, c'est formellement interdit et la maréchaussée veille au grain !

Bref, on respire à fond et on y va. On arrive juste à temps pour acheter notre billet, avaler un sandwich (j'ai réussi à faire manger un sandwich à Nico et croyez-moi, c'était pas gagné) et commencer la visite en anglais. Il existe deux visites guidées différentes et malheureusement, nous ne ferons que la première (la moins longue). Karlštejn méritera donc une seconde visite pour finir le tour du propriétaire. Notre guide est jeune, blonde, parle certes anglais mais tellement vite, en avalant tellement ses mots qu'elle est difficile à écouter. Je pense qu'un CD audio serait plus vivant et plus simple à suivre. Là encore à l'intérieur du château, les photos sont interdites, vous n'aurez donc que des clichés de l'extérieur. Le château est beau, il a été bâti par le fameux Charles IV (celui du pont et de la fac), très pieux, il a fait mettre des portraits de saints dans tous les coins. On ne visite malheureusement pas la chapelle Sainte-Croix qui est pourtant le joyau de la visite mais la restauration ne permet pas plus de 12 visiteurs à l'heure et il faut pour cela réserver. J'espère avoir le temps d'y retourner pendant mon séjour ici.

La route qui mène au château est bordé de restos, de petits magasins de babioles destinées à vous faire dépenser votre fric. On évite tout cela et on atterrit dans une taverne avec dans l'idée de boire quelque chose de chaud, de se poser deux minutes et surtout de soulager nos vessies. On arrive par miracle dans une jolie salle avec des tables en bois, et comble du bonheur une cheminée où crépite joyeusement un feu. La grosse frileuse que je suis se réjouit. Jusqu'à ce que le serveur nous explique que les tables sont réservées (à trois heures de l'après-midi, t'es sérieux mec ?), nous emmène dans une salle beaucoup moins chaleureuse, dans un décor bleu ciel genre hôtel de la plage. Dépités, on s'installe, on n'a pas de carte ni rien, on en profite néanmoins pour aller faire pipi, et vu que le serveur semble nous avoir oubliés là, on finit par se barrer. Au moins, on aura pissé gratos. xD

Retour à Prague par le train et soirée avec Anna dans un bar où les boissons sont amenées par un petit train électrique. Véridique.



samedi 4 octobre 2014

J'ai testé pour vous... Kutná Hora !

Ce vendredi, je n'avais pas cours (comme ce sera souvent le cas ce semestre), donc on en a profité pour aller visiter une autre petite ville, sortir un peu de Prague et voir autre chose. Direction Kutná Hora ! Située à 75 km de Prague, c'est loin d'être le bout du monde et la ville est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Jusqu'au XVIè siècle, elle rivalisa avec Prague d'où la dimension des églises que nous avons visitées. On prend le métro, direction la gare principale, puis le train, une heure plus tard on débarque. Bus, direction la cathédrale Sainte-Barbe, un des trucs à visiter à Kutná Hora. La cathédrale est canon, sa construction a été commencée en 1388 pour se terminer 150 ans plus tard. Style gothique flamboyant. On monte au balcon et on descend dans la petite chapelle puisque notre billet le permet. Direction ensuite un resto car nos estomacs crient famine. Grande salle avec tables en bois, serveuses en jupe longue et ambiance taverne. Notre serveuse parle tchèque, russe, anglais et allemand, rien que ça ! Il y a d'ailleurs énormément de Russes partout dans cette ville. On met ensuite le cap sur la deuxième cathédrale, la cathédrale de l'Assomption-de-Notre-Dame. Style gothique mais beaucoup plus sobre, elle est adossée à une usine Philip Morris ! Enfin, dernière visite de cette journée, et pas des moindres, l'ossuaire de Sedlec ! Tout l'intérieur est orné d'ossements humains. La dame à qui je tends mon billet pour le faire tamponner essaie de me donner la plaque d'explications en russe mais "en français s'il vous plaît", ce sera beaucoup mieux ! Au total, plus de 40 000 squelettes ont été récupérés pour cause d'art funéraire ! On peut notamment admirer un lustre constitué de tous les os du corps humain. Particulier mais pas trop flippant.

Quelques petites photos pour illustrer tout ça !
N'hésitez pas à partager votre expérience si vous êtes allés à Kutná Hora ou si vous avez d'autres conseils de visite en République tchèque !












vendredi 3 octobre 2014

Rentrée, galères et Giuseppe Verdi !

Bon, donc lundi c'était la rentrée. Nan parce que c'est bien joli les soirées, la fête de la bière et blabla, mais Erasmus c'est quand même censé être des cours. De temps en temps. Donc rendez-vous est donné lundi à 11h à la fac de droit, antenne de l'université Charles. L'arrêt de tramway s'appelle carrément Právnická fakulta, ce qui veut dire fac de droit, oui, oui, le bâtiment est pas mal, fait assez sérieux. Je rentre, trouve sans difficulté la salle 101 et attend. Petit blabla de la responsable Erasmus, de tout un tas de gens dont j'ai déjà oublié la fonction, distribution de papiers à remplir et on nous informe qu'il faut aller chercher notre carte étudiante, qu'un code nous sera alors distribué qui nous permettra de choisir nos cours en ligne. Élève sérieuse que je suis, je commence à faire la queue pour aller chercher cette fameuse carte étudiante... Ce que j'ignorais alors, c'est que j'allais poireauter trois heures, je plaisante pas, TROIS HEURES devant ce p***** de bureau. En même temps, qui est l'idiot qui a eu la brillante idée de mettre une pauvre dame toute seule, qui ne parle pas un mot d'anglais pour 150 étudiants Erasmus, hein qui ? Carte étudiante finalement en poche, Katie et moi sommes exténuées et il nous faudra un bon gros Big Tasty Bacon pour nous remettre de nos émotions. La plupart d'entre vous le savent, la patience n'est pas ma qualité première...

Le lendemain, nous avions un petit blabla du président de l'université et vice-président qui se trouve être également notre prof de Czech Legal History (comprenez histoire juridique tchèque ou un truc du genre). Ça a duré en tout et pour tout 45 minutes et j'ai pu rentrer faire la sieste. 

Mercredi, debout aux aurores car Nicolas débarque à l'aéroport à 9h. Le chemin jusqu'à l'aéroport est plutôt simple mais prend quand même trois bons quarts d'heure. Bref, je le récupère, direction chez moi pour poser les bagages et ensuite le centre-ville pour une petite visite. Entre temps, case resto où je suis miraculeusement capable de traduire le menu du jour et de commander en tchèque sans devoir répéter quinze fois pour me faire comprendre. Y aurait-il un progrès ? Nico découvre Prague qu'il ne connaît pas, et le charme opère je crois. Je le laisse se balader ensuite car les choses sérieuses commencent et j'ai mon premier cours à 16h, le fameux cours de Czech Legal History. Le prof a l'air adorable, une cinquantaine d'années, il cherche un peu ses mots en anglais mais il a une tête tellement gentille et joviale qu'on lui pardonne sans problème. L'examen pour cette matière consistera en un devoir à rendre, 7 pages minimum sur un sujet que l'on choisira sur une liste. Plus d'infos à venir. Le cours est pas mal, présentation de la République tchèque, des régions qui la composent (Bohème, Moravie, Silésie), des minorités que compte la population (Slovaques, Juifs, Roms, Ukrainiens, Polonais, etc). En sortant du cours, direction un café avec un groupe d'Erasmus dont Fabrizio, un Italien hyper sympa de Bologne que je compte bien inscrire à la liste de mes nouveaux potes cette année. On rejoint ensuite les filles à Chapeau Rouge, un des fameux bars enfumés de la vieille ville.

Jeudi, cours de droit constitutionnel tchèque. Rien que le nom me donne des vapeurs. Le prof est très particulier, assez pince-sans-rire et ne parle malheureusement pas assez fort pour la mamie que je suis. Après ça, c'est cours de tchèque, la prof est jeune, plutôt mignonne ce qui devrait motiver la gent masculine. Par contre, on refait EXACTEMENT ce que j'ai fait pendant trois semaines. Même les pages qu'on nous distribue sont les mêmes que le cahier que j'avais. Mais bon, je révise (c'est pas non plus comme si j'étais bilingue tchèque quoi). Et le soir, opéra à l'opéra d'Etat, le même que celui où j'étais allée il y a deux ans, sauf que cette fois, c'est "Il Trovatore" (Le Trouvère) de Giuseppe Verdi. Bellissimo ! Les décors sont minimalistes mais les voix sont incroyables, surtout celle de la chanteuse incarnant Azucena, la gitane. Je pense retourner plus souvent à l'opéra, parce que c'est pas très cher ici, donc c'est carrément l'occasion.